Les Détestables

Acrostiche Japonais

 

Aujourd'hui, au pays du Soleil
Levant, les coeurs sont
Ouvert et les âmes dansent.
Réunissez vos esprits dissipés ;
Sautez dans l'arc-en-ciel transporteur !

Cette montagne illuminée devant vous
Est le symbole de toute une génération née
Trop tôt et qui mourra sans doute
Trop tard pour ne pas avoir le temps d'
Etre déçue et dégoûtée de tout.

Instinctivement, vous vous retournez,
Neige candide sur les toits, mais n'est-il pas
Terminé le rude hiver destructeur
Universellement connu pour son
Irrégularité et sa volatilité ?

Tristes sont redevenus les coeurs du pays rieur,
Illusion paradoxale de votre encéphale
Organique et doté de pouvoirs inimaginables.
N'auriez-vous pas voulu être ici, avec moi
?

 

- Jack le Fou Savant -

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JIM MORRISON - Wilderness

 

Everything human                                                   Son visage n'a presque 

   is leaving                                                                   plus rien

      her face                                                                       d'humain

 

Soon she will disappear                                          Elle va bientôt disparaître

    into the calm                                                            dans le calme

      vegetable                                                                    marais

         morass                                                                          végétal

 

Stay !                                                                       Reste !

 

My Wild Love !                                                          Mon Amour Fou !

 

 


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La bestialité humaine

Voici la belle princesse qui se prépare ;

cette nuit sera,

pour ainsi dire…spéciale.

 

Toute l’agitation de cette journée

l’a énormément contrariée.

Et devant sa glace, ses cheveux,

la belle princesse coiffe.

 

Elle revoit encore toutes les images

De son magnifique mariage :

-arrangé-.

 

Elle ne connaît de son prince ;

ni son visage,

ni son charme.

(Et pourtant cette nuit elle sera sienne !).

 

Cette belle pucelle

attend cette nuit, son prince,

Elle n’a entendu de lui que quelques paroles,

les mots que le protocole

autorise aux jeunes hommes :

- Je viens Monsieur Le Roi,

d’un pays lointain,

demander de votre fille, la main !

 

Quelques heures auparavant,

à l’Église,

la belle princesse, la belle pucelle ;

essayait d’apercevoir les traits

de son mystérieux prétendant,

…Mais cela fut en vain :

toute cette lumière ;

éblouissait son regard

de vierge jeune demoiselle.

 

-Oui, je le veux !-.

Oui… cette phrase condamnait

la jeune petite fille ;

à devenir reine, femme, mère…

 

Répétant inconsciemment la douce phase

qu’elle avait si bien appris ;

la princesse offrait :

sa vie, sa pureté, sa douceur

à cet inconnu si étrange.

 

Néanmoins, la princesse put entrevoir

les yeux noirs de son prince

lorsque leurs lèvres,

pour la première fois se frôlaient.

 

 

Cependant, en sortant de l’Église,

aucun moment ne leur fut accordé :

il fallait, en effet,

remercier les invités.

 

A la lueur d’une chandelle,

inquiète, attendait la princesse,

demandant à son miroir

de préserver inextinguible :

sa jeunesse.

 

Épuisée de tant attendre,

la princesse se dit :

 

-dans mon lit

j’attendrai mon mari-.

 

Et la douceur de ses draps ;

délicatement déposa

dans les bras de Morphée,

la petite princesse.

 

Alors, sans le moindre bruit

la porte, doucement s’ouvrit ;

et dans le lit de notre pucelle

un corps froid s’introduisit.

 

Lentement des mains masculines,

caressaient ses longs cheveux :

et la chandelle

(depuis longtemps éteinte)

aidait le désir à se transfigurer.

 

Une respiration saccadée,

et le frôlement d’une bouche 

entre les ombres :

réveillèrent la princesse

de son songe.

 

 

La lumière des étoiles pénétrait

par une infime ouverture de la fenêtre ;

de sorte que la princesse put entrevoir :

des scintillants yeux noirs.

 

Apeurée, ses yeux, elle ferma :

et suivant son instinct,

machinalement ses jambes écarta.

Un souffle infernale envahit alors :

son corps.

 

Et la « bestialité de l’Homme »,

(ou plutôt… devrions-nous dire :

« l’humanité de la bête »)

se déchaina sur notre belle princesse qui 

sans aucun bruit, mais non sans douleur :

accueillait cet homme énigmatique

dans les profondeurs

de son enveloppe charnelle.

 

Dans son lit, de rouge sang taché ;

avec son corps et son âme

déchirés,

la petite princesse tremblait.

 

A cet instant précis,

la lumière, dans la chambre, se fit,

mais cela ne dura guère longtemps :

 

Car lorsque le prince vit

dans les bras d’un étranger,

SA princesse :

la chandelle qu’entre ses mains

le véritable prince tenait :

glissa, brûlant ainsi les nombreux tapis

qui la chambre décoraient.

 

-Et personne ne survécut.

 

A présent, c’est à vous de choisir

-qui êtes vous ? :

princesse, qui machinalement subit,

prince, qui le protocole suit,

ou étranger, qui à son désir obéit ?

 

 

                                                        Astérion

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La couverture

Elle se dandine dans la rue. Rit comme une oie et ne voit qu'elle, rit et croit qu'elle est celle

Dont j'ai aimé la compagnie.

Oui ! Mais plus aujourd'hui.

 

Ceci 

Fait quelques temps

Que de temps en temps

En la croisant

Je me mord le coeur 

Et je me dis sans rancoeur :

"Sans rancune"

 

Car elle est peureuse comme une truie et rit comme un oie

Elle tente de m'effrayer et y arrive bien, 

Et elle croit qu'elle me connait

Mais ne sais rien de moi.

Sous sa couverture de vérités fausses

Et de fausse ampathie

Elle persiste à se croire juste et qu'elle est celle

Qui a changé ma vie.

 

Et j'aimerais lui faire voir

Ma maturité

Et que mon adolescence n'est pas feinte.

Oui dans mon coeur elle a laissé son empreinte,

Invisible marque d'une jeunesse que je vois de loin

Que je cache comme un mort on cache.

Macabre étais-je, alors,

Lorsqu'elle m'accablait de questions sordides

Et tordues ses idées, et non pas son esprit

Mais diforme est devenue ma tête 

Quand je la croissais pour la première fois à la fête.

 

Je dilue son influence sur  la toile de ma jeunesse

Et je ne fais qu'esquiser ici de nettes souffrances

Car la toile est trop floue

C'est pourquoi, je la recouvre, moi aussi

D'une couverture vengeresse.

 

 

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