La couverture
Elle se dandine dans la rue. Rit comme une oie et ne voit qu'elle, rit et croit qu'elle est celle
Dont j'ai aimé la compagnie.
Oui ! Mais plus aujourd'hui.
Ceci
Fait quelques temps
Que de temps en temps
En la croisant
Je me mord le coeur
Et je me dis sans rancoeur :
"Sans rancune"
Car elle est peureuse comme une truie et rit comme un oie
Elle tente de m'effrayer et y arrive bien,
Et elle croit qu'elle me connait
Mais ne sais rien de moi.
Sous sa couverture de vérités fausses
Et de fausse ampathie
Elle persiste à se croire juste et qu'elle est celle
Qui a changé ma vie.
Et j'aimerais lui faire voir
Ma maturité
Et que mon adolescence n'est pas feinte.
Oui dans mon coeur elle a laissé son empreinte,
Invisible marque d'une jeunesse que je vois de loin
Que je cache comme un mort on cache.
Macabre étais-je, alors,
Lorsqu'elle m'accablait de questions sordides
Et tordues ses idées, et non pas son esprit
Mais diforme est devenue ma tête
Quand je la croissais pour la première fois à la fête.
Je dilue son influence sur la toile de ma jeunesse
Et je ne fais qu'esquiser ici de nettes souffrances
Car la toile est trop floue
C'est pourquoi, je la recouvre, moi aussi
D'une couverture vengeresse.
Par les-detestables, Lundi 26 Mai 2008 à 20:08 GMT+2 dans Ma rubrique (article, RSS)





