Les Détestables

La couverture

Elle se dandine dans la rue. Rit comme une oie et ne voit qu'elle, rit et croit qu'elle est celle

Dont j'ai aimé la compagnie.

Oui ! Mais plus aujourd'hui.

 

Ceci 

Fait quelques temps

Que de temps en temps

En la croisant

Je me mord le coeur 

Et je me dis sans rancoeur :

"Sans rancune"

 

Car elle est peureuse comme une truie et rit comme un oie

Elle tente de m'effrayer et y arrive bien, 

Et elle croit qu'elle me connait

Mais ne sais rien de moi.

Sous sa couverture de vérités fausses

Et de fausse ampathie

Elle persiste à se croire juste et qu'elle est celle

Qui a changé ma vie.

 

Et j'aimerais lui faire voir

Ma maturité

Et que mon adolescence n'est pas feinte.

Oui dans mon coeur elle a laissé son empreinte,

Invisible marque d'une jeunesse que je vois de loin

Que je cache comme un mort on cache.

Macabre étais-je, alors,

Lorsqu'elle m'accablait de questions sordides

Et tordues ses idées, et non pas son esprit

Mais diforme est devenue ma tête 

Quand je la croissais pour la première fois à la fête.

 

Je dilue son influence sur  la toile de ma jeunesse

Et je ne fais qu'esquiser ici de nettes souffrances

Car la toile est trop floue

C'est pourquoi, je la recouvre, moi aussi

D'une couverture vengeresse.

 

 

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